16 août 2015

Retour sur la conférence SupBiotech : les enjeux de la R&D dermocosmétique

En 2015, Sup’Biotech a organisé une conférence sur l’évolution de la recherche et du développement dans le secteur dermo-cosmétologique. À quoi ressemblera la dermo-cosmétologie dans 10 ans ? Quelles sont les innovations à venir ? Comment répondre aux nouvelles attentes des consommateurs en termes de sécurité et d’éco-responsabilité ? La journée avait fourni un panorama et des éléments de réponse intéressants.

La France, leader du marché des cosmétiques

80 % des produits du luxe et de la beauté sont aujourd’hui fabriqués en France. Les entreprises françaises jouent un rôle moteur dans l’innovation et la recherche du secteur. Comme le rappelle Amandine Mahieux, directrice projets R&D de Cosmetic Valley, un produit cosmétique est un mélange destiné à être mis en contact avec une partie superficielle de la peau de l’homme afin de la parfumer, protéger ou en modifier l’aspect. Le marché des cosmétiques représente 70 milliards d’euros en Europe et une projection place la Chine, l’Inde et la Russie dans le top 5 des pays consommateurs en 2020.

Dans un marché de l’officine globalement en berne (-1,7%), la dermo-cosmétique tire plutôt bien son épingle du jeu.

Sur les douze derniers mois à fin mars, son chiffre d’affaires fait un bond de 1,3%, à 1,9 milliard d’euros, selon une étude du cabinet IMS Health. Un segment qui doit son dynamisme au poids particulièrement élevé de ses nouveautés : elles représentent, à elles-seules, plus de 30% de son activité.

Recherche botanique traditionnelle / Recherche de peptides

Au sein des grands groupes, des laboratoires travaillent en interne sur les problématiques de sécurité, de botanique, de tests cliniques… étude de la plante, décryptage des principes actifs, culture, extraction, formulation … Mais au-delà du domaine végétal, un travail de recherche particulier s’effectue sur les molécules telles que les peptides, des assemblages d’acides aminés ayant des fonctions précises, comme le collagène par exemple. Les peptides se retrouvent désormais dans de nombreux produits pharmaceutiques, de plus en plus en cosmétique ainsi que dans le corps humain, qui en produit naturellement.

L’Open Innovation se répand

Le secteur s’adapte également à la tendance de l’open innovation. Les partenariats entre public et privé se multiplient tout comme les passerelles entre les centres de recherche des secteurs pharmaceutique, agroalimentaire et cosmétique. Si les collaborations avec l’industrie existent depuis longtemps, elles évoluent également avec la mise en place de programmes collaboratifs nationaux et européens. Des équipes sont désormais dédiées à la gestion des partenariats, que ce soit dans les PME ou au sein de grands groupes.

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